Le tracé de la déviation "courte"
La préservation du foncier est-elle suffisante pour justifier ce nouveau tracé?

 

Cette déviation est dite "courte" car elle reprend pour partie le tracé de l'actuelle RD3.

L'argument avancé par certains élus de la municipalité pour justifier le développement du tracé dit "court" est la moindre emprise foncière de ce tracé par rapport à celui inscrit au POS (nb: pour le tracé inscrit au POS, le foncier actuellement sous couvert végétal et qui ferait l'objet de bitumage ou bétonage serait d'environ 2 ha. Il en serait de même pour le tracé dit "court" ). Il convient donc de relativiser ce que certains nomment la "destruction du terroir communal" (...). Dans les deux cas, les emprises foncières restantes sont soit rendues à leur vocation agricole soit rendues à la végétalisation pour les protections accoustiques ou l'embellissement.

Outre les problèmes techniques de ce tracé "court" déjà mis en évidence lors d'une l'analyse en 1998 (destruction de bâti, géométrie de l'axe peu satisfaisante, franchissement du Nant Boré en sous sol argilo plastique ,...) et pour lesquels les élus n'ont pas apportés de solutions, il convient de s'interroger sur la pertinence du maintien d'une voie à fort trafic dans une zone urbanisée (et ce, alors que l'un des objectifs du PADD est bien d'éviter les zones urbanisées pour les voies à fort trafic).

La réalisation de la déviation de Marigny-Saint-Marcel en zone urbanisée se heurte rapidement au problème du rétablissement et de la sécurisation des dessertes pour les riverains concernés...

 

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L'obstination de certains élus à maintenir un tracé en zone urbanisée a conduit le cabinet d'étude en charge de l'avant projet de la déviation "courte" à proposer de nombreux aménagements annexes à la déviation. Ces aménagement sont rendus nécessaires pour maintenir et sécuriser les dessertes aux habitations et les servitudes agricoles.

Malgré les nombreux aménagements proposés, des contraintes nouvelles sont apparues pour les riverains: allongement des déplacements, pertes de dessertes,... et certaines dessertes ne sont toujours pas sécurisées!!

 

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La sécurisation d'une voie à fort trafic en zone urbanisée nécessite des aménagements spécifiques, consommateurs d'espaces.

Hormis les autres contraintes induites par la déviation "courte", le projet présenté actuellement montre que peu de foncier est finalement préservé du fait des aménagements annexes nécessaires à la sécurisation (partielle) de cette voie à fort trafic.

Quel intérêt alors à développer ce tracé? Cette situation va-t-elle donc conduire les élus locaux à maintenir impérativement ce projet en cherchant encore à minimiser l'emprise foncière et ce, au détriment de la sécurité des riverains et usagers? C'est ce qui est à craindre dans un dossier où le foncier n'est peut-être qu'un argument opportuniste pour cacher la vraie raison de cet engouement pour le tracé "court".

La vraie raison est probablement en aval de cette déviation et pourrait bien concerner la localisation du point de jonction avec la voie de contournement de Rumilly "par Boussy"...

 

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